En 2023-2024, le nombre d’interventions chirurgicales dans un but purement esthétique a considérablement augmenté. C’est à croire que les gens se soucient plus de l’apparence extérieure aujourd’hui. Selon la source https://www.isaps.org/media/nrudjhfe/2021-global-survey-press-release-french-canadian.pdf en tout cas, une augmentation de 19,3 % a été observée entre 2021 et 2023. La question est : quels sont les types de chirurgie qui attirent plus les gens ? C’est ce que nous allons voir dans cet article !
L’augmentation mammaire
L’augmentation mammaire porte la transformation corporelle vers de nouveaux sommets. L’opération, centrée sur la pose d’implants en silicone ou en solution saline, propose d’amplifier le volume de la poitrine selon des désirs très personnels. Procédure réalisée sous anesthésie générale, elle se déroule en général assez rapidement, mais l’écho dans la vie des patientes reste profond. Pour beaucoup, il s’agit de recouvrer une assurance vacillante, de corriger un déséquilibre ou parfois, de retrouver les courbes d’avant une grossesse ou une perte de poids.
Ce n’est plus une démarche confidentielle : se faire refaire les seins pour un bonnet plus imposant s’assume aujourd’hui sans détour. La pression médiatique et l’avalanche de modèles féminins sculptés participent à la banalisation de cette intervention. En quoi est-ce nouveau ? Le choix d’amplifier sa silhouette s’inscrit de plus en plus dans un désir d’affirmation et d’harmonie avec soi-même, dépassant largement la sphère des célébrités.
La rhinoplastie
La rhinoplastie, soit la transformation du nez, séduit celles et ceux pour qui chaque détail compte dans l’ensemble du visage. Remanier une bosse, affiner une pointe, corriger une cloison déviée : chaque acte chirurgical vise à rééquilibrer la physionomie. Effectuée sous anesthésie locale ou générale, la durée peut varier de une à trois heures, selon le geste technique.
Mais le recours à la rhinoplastie ne répond plus seulement à une volonté de corriger une gêne fonctionnelle ou un complexe ancien. La valorisation continue du visage à l’ère des réseaux sociaux amplifie ce phénomène. Les demandes explosent parmi les plus jeunes, soucieux de leur image à la lumière des filtres et face à la surreprésentation du visage, souvent perçu comme carte d’identité sociale incontournable.
Le lifting du visage
Effacer les traces du temps : le lifting du visage attire tous ceux qui souhaitent défier les rides. Sur la table d’opération, en deux à quatre heures sous anesthésie générale, le chirurgien retire l’excédent de peau, retend les tissus et redessine les lignes du visage.
Dans la pratique, beaucoup choisissent d’y associer des gestes complémentaires, telle la blépharoplastie pour ouvrir le regard. Le but dépasse souvent la seule correction physique : il s’agit aussi de rester dans le rythme d’une société qui valorise la jeunesse, que ce soit dans la sphère privée ou professionnelle. Le vieillissement visible déclenche, il faut le dire, des stratégies de rattrapage de plus en plus recherchées.
La génioplastie
Moins connue du grand public mais en nette progression, la génioplastie touche au menton. L’intervention, réalisée sous anesthésie locale ou générale selon le cas, concerne ceux qui souhaitent réajuster un menton trop effacé ou au contraire trop avancé. L’objectif ? Un profil mieux proportionné et une harmonie accrue dans les traits du visage.
La génioplastie ne se contente pas de modifier une caractéristique physique : elle redonne parfois l’équilibre à un visage, ce qui entraîne souvent une nouvelle assurance. On croise même cette opération comme alliée d’une rhinoplastie chez des personnalités cherchant cohérence et distinction. Sa popularité monte, portée par sa capacité à transformer sans outrance et son rapport de risque jugé raisonnable par la plupart des professionnels.
En 2023-2024, la chirurgie esthétique révèle les arêtes vives de nos paradoxes : modeler son corps ou son visage pour se rapprocher de son idéal, ou simplement répondre aux regards croisés chaque jour. Un engouement qui ne faiblit pas, où la quête de l’apparence reste une affaire résolument personnelle, parfois révoltée, parfois apaisée, jamais indifférente.

